Cultures

Les Européens

L’Union en marche

Vivre l’Europe

Dossiers


Le magazine européen pour tous.
25 juillet 2008
Accueil Présentation Équipe Contact Partenaires > ÉCOUTEZ ! Et 2006 ?  


Téléchargez l'Édition spéciale 9 mai 2005 - version éditée n°1

Notre newsletter

Abonnement
Désabonnement

Le chiffre

120.000

Bien euro de le savoir

Quels risques énergétiques pour l’UE ?

Volapük

(directive) Bolkestein

Le saviez-vous ?

Ils étaient cinq

--- Publicité ---

Savoir communiquer avec la presse

Formation media training

Suivre l’actu sur le théatre en France et en Europe

Improvisation Paris

Découvrez le cours d’improvisation à Paris de RUEDUTHEATRE !

Dans la même rubrique

Roumanie : une forte abstention guette les élections européennes


Quelle sécurité aux frontières de l’UE27 ?


Un salaire minimum en Europe ?


CPE : et si l’Europe s’en mêlait ?


Entretien
"Le Comité des Régions doit apprendre à dire non"


Entretien
"Il faut accélerer l’adhésion des pays des Balkans"


La chronique de la semaine
Livre blanc sur la politique de communication européenne : Du beau, du bon, du chemin, encore beaucoup de chemin...


La chronique de la semaine
Adhésion de la Turquie : un veto de la France ?


La chronique de la semaine
La Turquie a-t-elle le bon profil... démographique ?


Editorial
Turquie et Europe : juste pourparler


Courrier européen
L’Union (européenne) fait la force...
26/03/2004 • 00h00
Face aux menaces qui planent sur les pays européens, les Vingt-Cinq ont décidé de resserrer les rangs en renforçant leur arsenal antiterroriste et en nommant un “Monsieur Terrorisme”.

“Dès l’ouverture du sommet de l’Union européenne, jeudi 25 mars, les chefs d’Etat et de gouvernement ont entériné un nouveau plan d’action antiterroriste, concrétisant le réveil d’une mobilisation étiolée depuis le 11 septembre 2001”, rapporte La Libre Belgique. Ainsi, ils ont nommé un “Monsieur Terrorisme” chargé de coordonner la lutte antiterroriste, poursuit le quotidien, en précisant que, “symboliquement, ils ont décidé d’anticiper la ‘clause de solidarité’ inscrite dans le projet de Constitution et de faire du 11 mars une journée européenne commémorant les victimes du terrorisme”. C’est le Premier ministre irlandais, Bertie Ahern, président en exercice de l’UE, qui a annoncé la nomination à ce poste du Néerlandais Gijs De Vries, à l’issue de la première séance de travail du Conseil européen de Bruxelles, où les Vingt-Cinq devaient faire le point des négociations sur la future Constitution européenne.

Monsieur Terrorisme, qui commencera à travailler dès le lundi 29 mars au matin, est appelé à devenir le coordinateur des services nationaux de sécurité et d’intelligence au sein de l’Union européenne, souligne le quotidien belge, qui dresse un portrait de Gijs De Vries, “plus européen que néerlandais. Agé de 48 ans, il est né à New York et serait, selon le quotidien néerlandais Financieele Dagblad, ‘l’un des rares Néerlandais à être plus connus en Europe que dans son propre pays’. A 21 ans, il est président des jeunes au sein du VVD (Parti libéral-démocrate). En 1984, il change de cap et s’oriente vers le Parlement européen, où il siège jusqu’en 1998. Par la suite, il occupe les fonctions de secrétaire d’Etat à l’Intérieur jusqu’en 2002, avant de représenter le gouvernement néerlandais à la Convention sur l’avenir de l’Europe.”

Jacques Chirac, le président français, s’est toutefois montré sceptique sur l’ampleur des échanges futurs : “L’efficacité même de la lutte contre le terrorisme exige qu’il y ait une action qui soit réfléchie et coordonnée. On ne peut pas [...] jeter tout sur la table, n’importe comment”, rapporte La Libre Belgique. De son côté, “le chancelier allemand Gerhard Schröder a appelé les Européens à intensifier la lutte contre le terrorisme et à coopérer de manière beaucoup plus étroite que jusqu’ici”, relève Le Soir de Bruxelles. La “clause de solidarité”, sur laquelle s’adosse le plan antiterroriste élaboré par les ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères, “prévoit la mobilisation de tous les moyens, y compris militaires, pour secourir un Etat membre victime d’une attaque terroriste. Faute d’entente sur une CIA européenne, la nouveauté du plan tient à la création du poste de ‘Monsieur Terrorisme’pour coordonner l’action communautaire, au sein notamment d’une future cellule d’échanges de renseignements. Pour le reste, l’accent sera mis sur le concret, avec l’intégration, dès fin 2005, de données biométriques (empreintes digitales, iris de l’œil) dans les visas et les passeports, et le renforcement de la sécurité des ports”, explique Le Soir.

“L’atrocité des attentats de Madrid a assuré, au moins, une unité de façade”, commente pour sa part The Guardian. “Propulsés dans l’action par les attentats de Madrid, les dirigeants des pays de l’Union européenne ont donné un nouvel élan à leur solidarité. Ils ont marqué leur union face au terrorisme, promis de renforcer la coopération de leurs services de renseignement et d’adopter, au plus tard en juin, la première Constitution européenne”, enchaîne The Independent.

De même, l’ International Herald Tribune met l’accent sur les attentats de Madrid et sur la défaite électorale, trois jours après ce drame, de José María Aznar. Des événements qui “ont bouleversé la donne” relève ce quotidien avant de citer Bertie Ahern : “Il faudra désormais se concentrer sur les priorités.” Mais, souligne l’IHT, les spécialistes en défense européenne restent sceptiques. Le quotidien américain cite les commentaires de Steven Everts, du Centre pour les réformes européennes (Londres) : “En apparence, nous avançons à la vitesse de la lumière, mais cela est surtout pour la galerie. Dans les faits, personne ne partage des informations sensibles. L’Union européenne devrait se demander pourquoi les institutions existantes ne sont pas pleinement fonctionnelles, Europol par exemple, une sorte de FBI européen mis en place en 1998 pour lutter contre le terrorisme et autres réseaux criminels et qui dispose de quelque 500 employés.”

Même son de cloche dans La Libre Belgique, qui a interviewé Renaud Mossay, spécialiste de la lutte antiterroriste, qui souligne que “la prise de conscience ne date pas des attentats de Madrid, mais bien du 11 septembre 2001”. A l’instar de son collègue londonien, Mossay demande “s’il est vraiment bien utile de multiplier les structures au lieu d’exploiter celles qui existent”. Certes, les engagements pris à Bruxelles sont importants, mais “les obstacles pratiques ne pourront être surmontés que lors de contacts personnels entre acteurs de terrain. Cela se construit peu à peu. Et, tant qu’il n’y a pas une certaine harmonisation des pratiques entre pays, cela ne fonctionnera pas bien.”

Hoda Saliby © Courrier international

Réagir à cet article