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Eurocities : les urbains au turbin
Par Virginie Rorive (cliquer sur le nom d'un auteur pour lui écrire)
15/04/2004 • 00h00
Chaque année, les accidents de voiture tuent 40 000 personnes dans les quinze pays de l’Union européenne. Comment rendre les routes européennes moins meurtrières ? Avec sa campagne SAFE lancée au début du mois, le réseau des grandes villes Eurocities soutient le programme d’action de sécurité routière de la Commission européenne. Mais Eurocities, c’est avant tout une structure indépendante forte de 118 métropoles européennes, bien décidées à faire entendre leur voix auprès des institutions. 50% de décès en moins sur les routes européennes d’ici 2010 : l’objectif de la charte de sécurité routière de la Commission est certes ambitieux. Mais SAFE (Safety Actions for Europe), la dernière campagne d’Eurocities, devrait contribuer à l’atteindre avec plus d’efficacité. Il s’agit en fait d’une action d’Access, un sous-réseau d’Eurocities. Leur démarche consiste à lancer une initiative auprès des villes membres et à les encourager à signer la charte. Ce qui les engage à mettre en oeuvre les efforts nécessaires. Le 6 avril dernier, les 39 premiers signataires de la charte européenne de sécurité routière - des entreprises et des associations - étaient réunis à Dublin. Le 7 avril, ce sont 30 villes et régions qui les ont rejoint. 70% des grandes villes de l’UE dans Eurocities Cela dit, Eurocities n’est pas un simple relais des actions communautaires. « Eurocities est un réseau de grandes villes européennes qui a été créé à la fin des années 80. Ces villes ont constaté que les politiques européennes avaient de plus en plus un impact au niveau local. C’était au départ un réseau logistique et d’échanges. », explique Catherine Parmentier, directrice générale d’Eurocities. Actuellement, environ 70% des grandes villes de l’Union européenne (min. 250 000 habitants et/ou capitale) sont membres de ce réseau. L’association travaille dans tous les domaines qui concernent la politique urbaine : emploi, environnement, affaires sociales, immigration, nouvelles technologies, transports... C’est une démarche politique de la part du maire de la ville de s’affilier à Eurocities. « Les villes s’organisent entre elles car elles se sont rendues compte que si elles aussi veulent avoir un impact sur l’Union européenne, il faut le faire ensemble. Eurocities est là pour coordonner le tout. C’est une organisation indépendante de l’Union européenne qui fonctionne sur base de cotisation de ses membres », précise Catherine Parmentier. Eurocities - Commission : une relation à double sens La plupart du temps, le bureau de veille de l’organisation épluche ce qui se prépare et se décide au niveau européen et informe les villes des initiatives les concernant. « Nous sommes aussi présents pour défendre les intérêts des villes auprès des institutions lorsqu’il y a lieu de le faire », déclare la directrice générale. Par exemple, lors de la Convention sur l’avenir de l’Europe, « les villes voulaient savoir si les dimensions locale et régionale seraient reconnues dans les traités. En plus des gouvernements nationaux, directement en relation avec les institutions, les autorités locales et régionales ont un rôle important à jouer. Nous avons réussi à obtenir une reconnaissance de l’importance du niveau local et régional dans la hiérarchie du processus de décision. » Mais depuis quelques années, la Commission sollicite l’avis et l’appui d’Eurocities. « Il y a un processus de va-et-vient avec la Commission qui se concrétise de plus en plus. On est maintenant autant sollicités que demandeurs », conclut Catherine Parmentier, notamment en matière de fonds structurels ou d’environnement. Des relations fort urbaines, en somme. En savoir plus : Quelques informations sur la charte européenne de sécurité routière (en anglais).
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