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Quand les djeune’s battent la campagne
Par Clémentine Forissier (cliquer sur le nom d'un auteur pour lui écrire)
29/04/2004 • 17h56
Cela part d’un bon sentiment. Utiliser les candidats jeunes aux élections européennes pour rapprocher les jeunes du Parlement européen et faire avancer les problématiques spécifiques aux jeunes. Pour cela, le « Youth Forum », organisation internationale créée par des jeunes, dirigée par des jeunes et qui défend les intérêts des jeunes Européens a présenté la semaine dernière un manifeste contenant différentes propositions. Un meeting politique un peu... jeune. Dans un bar bruxellois réputé pour ses fêtes, huit jeunes candidats de différentes nationalités, deux par partis politiques européens, sont assis sur une scène. A gauche de l’estrade, un siège de bar, sur lequel s’assoit le juvénile et décontracté maître de cérémonie. Vêtu de jeans, il présente les participants. Arrive le président du « Youth Forum », Giacomo Filibeck, lui aussi très décontracté. « 60 millions de jeunes vont voter aux prochaines élections européennes. Il faut arrêter de considérer les jeunes comme un problème. Ils sont une ressource pour l’Europe », lance-t-il au public, presque uniquement composé de jeunes. « Nous proposons dans notre manifeste de créer un comité européen sur la jeunesse, les sports et l’éducation. Il doit être présidé par un jeune de moins de 35 ans. Il faut se battre pour l’emploi et contre l’exclusion sociale des jeunes. » Il poursuit : « Le programme Erasmus ne doit plus être réservé aux étudiants. Il faut l’étendre aux collégiens, cartous ne vont pas à l’université par la suite. Le plus important, cela reste d’inclure les jeunes dans le processus politique européen ». Tonnerre d’applaudissements. Erasmus, mon ami ! Ensuite, chacun des huit jeunes candidats doit donner son avis sur la proposition qu’il estime « phare » du manifeste. Le maître de cérémonie demande à la première candidate de se lever pour parler. « Le point concernant Erasmus me semble vraiment essentiel. Les échanges encouragent la communication entre les différentes nations et des mélanges culturels. Et puis cela permet de faire prendre conscience aux jeunes que l’Europe a un impact dans leur vie de tous les jours, qu’ils sont Européens », déclare debout, visiblement mal à l’aise, Alison Goldworthy, 21 ans, candidate libérale irlandaise. Elle semble impressionnée de parler en public, debout, sans pupitre. Mais termine en souriant : « c’est vraiment une chance de pouvoir se faire des amis dans toute l’Europe ». Les autres candidats ont compris le supplice. Ils parleront assis. Seule l’intervention du tchèque, Jan Hamacek, est interrompue par des applaudissements et des bravos. Ce social-démocrate de 25 ans déclare vouloir se battre pour l’emploi des jeunes : « ce point n’est que vaguement abordé dans le manifeste, or c’est à mon avis le problème le plus important des jeunes de mon pays aujourd’hui. C’est terrible de faire des études et de ne pas pouvoir travailler en sortant ». Il faut... il faut... il faut... « Concrètement, comment imaginez-vous rapprocher les jeunes du Parlement européen ? », lance le maître de cérémonie aux candidats. « Il faut éduquer à l’Europe, et investir dans les programmes de télévision transnationaux », déclare la belge Jeroen Vanden Berghe. « Il faut simplifier les processus de décisions et rendre concret le fait que nous sommes Européens, élargir Erasmus est une très bonne idée », ajoute Dewi Van de Vyer, l’autre candidat belge. « Quand on parle des jeunes, on évoque toujours les étudiants. Mais les étudiants , de par leur parcours éducatif, sont déjà très pro-européens. Ce n’est pas à eux qu’il faut faire comprendre l’Europe », lance le tchèque. Nouveaux applaudissements. Décidément, il emballe l’assistance ! Une nouvelle donne 3, 2, 1... partez. La cérémonie s’achève par un tableau : les huit Européens sur scène, lançant un ballon en plastique dans un mur en polystyrène, symbole de la séparation entre le Parlement européen et les jeunes. « Le chômage des jeunes représente environ 10% dans certaines régions et 25% dans d’autres en République Tchèque. Nous devons trouver des solutions pour lutter contre ce fléau au niveau européen. Je sais que le parti travailliste en Angleterre a introduit un programme appelé le "new deal" pour aider les jeunes à trouver leur premier emploi. Sans les copier je voudrais vraiment travailler dans ce sens là. », nous a tout de même confié Jan Hamacek, après la cérémonie, tourmenté par des soucis qui, hélas, dépassent le cadre générationnel. En savoir plus : En savoir plus sur les initiatives du Youth Forum pendant la campagne des élections européennes
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