|
Cultures |
Les Européens |
L’Union en marche |
Vivre l’Europe |
Dossiers |
![]() |
|
|||||
|
![]() Téléchargez l'Édition spéciale 9 mai 2005 - version éditée n°1 Notre newsletter Le chiffre 120.000 Bien euro de le savoir Quels risques énergétiques pour l’UE ? Volapük (directive) Bolkestein Le saviez-vous ? Ils étaient cinq --- Publicité --- Savoir communiquer avec la presse Formation media training Suivre l’actu sur le théatre en France et en Europe Improvisation Paris Découvrez le cours d’improvisation à Paris de RUEDUTHEATRE ! |
|||||
|
Dans la même rubrique
Roumanie : une forte abstention guette les élections européennes Quelle sécurité aux frontières de l’UE27 ? Un salaire minimum en Europe ? CPE : et si l’Europe s’en mêlait ? Entretien "Le Comité des Régions doit apprendre à dire non" Entretien "Il faut accélerer l’adhésion des pays des Balkans" La chronique de la semaine Livre blanc sur la politique de communication européenne : Du beau, du bon, du chemin, encore beaucoup de chemin... La chronique de la semaine Adhésion de la Turquie : un veto de la France ? La chronique de la semaine La Turquie a-t-elle le bon profil... démographique ? Editorial Turquie et Europe : juste pourparler |
La chronique de la semaine Sous le signe du trèfle irlandais
Par Jean Delhombre (cliquer sur le nom d'un auteur pour lui écrire)
5/05/2004 • 00h00
C’est vraiment de la chance que l’élargissement ait eu lieu sous la présidence irlandaise. D’abord, bien sûr, parce que l’Irlande est le meilleur exemple des apports de l’Europe. Quand elle a adhéré à la Communauté européenne, en 1973, le pays était le plus pauvre de tous, avec un revenu par habitant de 40% inférieur à la moyenne communautaire. Aujourd’hui, c’est le plus riche (Luxembourg mis à part, quand même), avec un revenu supérieur de 30% à la moyenne des 15. Bel espoir pour tous ceux qui entrent cette année. Ensuite, et surtout, c’est une véritable aubaine que l’Irlande accueille en grandes pompes ceux que d’autres avaient fait entrer dans leurs petits souliers l’an dernier... Suivez mon regard... En fait, tout autre pays aurait prêté à railleries. Imaginez l’Allemagne. « Chers amis, bienvenus... », alors que c’est elle qui conquiert et domine les marchés émergents, qui s’implante partout en achetant les terres, les entreprises et tout ce qui a de la valeur... Sans oublier quelques blessures qui ne sont pas totalement fermées. Non, l’Allemagne aurait été une humiliation. Pareil pour l’Autriche, trop de proximité. Le Luxembourg ? L’Histoire accueillie par Lilliput, non tout de même pas. La Belgique ? Ils ont déjà tendance à se considérer comme le centre de l’Europe... Le Danemark ? Le pays marque de plus en plus de distance avec l’Union européenne, ce n’aurait pas été une bonne idée. La Grèce, le Portugal ? Les fonds structurels n’y ont pas très bien réussi. L’Espagne ? Les fonds structurels y ont mieux fonctionné, mais l’élargissement va les amputer de ces crédits, et ils auraient été capables de faire la gueule. Les Pays-Bas ? Ils n’auraient pas pu s’empêcher de dire que l’Union leur coûte trop cher. Le Royaume Uni ? On aurait craint un message exagérément atlantiste. La Finlande, la Suède ? Les États baltes ne se sentent guère d’affinités avec ces pays qui furent leurs conquérants pendant des siècles, cela aurait été maladroit. Puisqu’on est sur le registre des maladresses, l’Italie aurait été championne. Disqualifiée d‘office compte tenu des bons souvenirs de la présidence italienne quand l’Europe avait la « berlusconite ». La France ? Nous l’avons Mais les nouveaux entrants se souviennent que comme notre président traita leurs dirigeants de « mal élevés » en leur disant qu’ils avaient perdus une occasion de se taire...Certains auraient toussé. Non, finalement, heureusement que c’est tombé sur l’Irlande, pour cause de présidence irlandaise. Et en plus, ce sont les seuls à mélanger la bière (dans une main) et le whisky (dans l’autre main), et c’est très sympathique et approprié pour célébrer une fête comme celle-la, n’est-ce pas ?
Les mots clés de l'article |
|||||