Le chaviez-vous ? Les ossements d’un chat datant de 7500 à 7000 ans avant J.-C ont été découverts à Chypre. Il s’agit de la plus ancienne preuve d’apprivoisement des chats, dont on admettait jusqu’à ce jour qu’ils auraient été domestiqués par les Egyptiens environ 2000 ans avant JC.
Vous aviez sûrement entendu parler ces derniers mois du mouflon chypriote, vanté en spot télé par la campagne de communication du gouvernement en faveur de l’élargissement ? Non ? Alors, rien de grave, les Chypriotes, eux-mêmes, s’étonnent de la référence symbolique à cet animal. Ce que nous confirme une recherche sur le moteur Google : « mouflon chypre » nous donne 149 réponses en Français contre 20.500 pour « chat chypre ». Même si l’on ôte la dimension ‘tchat’ au ‘chat’, la différence parle d’elle-même.
Tout ‘chat’ pour dire que le squelette de l’animal déniché, il y a quelques semaines, en terre chypriote, se trouvait dans une sépulture à proximité de celui d’un homme. Jusqu’à présent, les scientifiques considéraient que les débuts de la domestication du chat s’étaient déroulés en Egypte, les premiers indices indubitables de sa présence datant d’environ 2000 ans av. J.-C.
Mais ils vont devoir revoir leur copie. La fouille du site chypriote de Shillourokambos, dirigée par Jean Guilaine sous l’égide du département des Antiquités de Chypre et de l’Ecole française d’Athènes, vient en effet de révéler la présence d’une sépulture dans laquelle un homme et un chat ont vraisemblablement été inhumé côte à côte. Elle est datée de 7500 à 7000 av. J.-C. Voila, c’est dit : le premier chat apprivoisé était donc... européen.
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Cette tombe, particulièrement riche en offrandes par rapport aux autres sépultures connues pour cette période à Chypre, prouve l’existence d’une relation très forte entre l’homme et le chat dès cette époque, indiquent les chercheurs. Mais ce drôle de chat chypriote était sans doute un animal au statut particulier. Il semble que ses congénères étaient loin de bénéficier du même traitement de faveur. D’autres restes de chat trouvés dans des couches contemporaines de Shillourokambos portent en effet des traces évidentes de cuisson et de consommation. Le civet de chat, semble-t-il, était un mets très apprécié par les hommes du néolithique.