|
Cultures |
Les Européens |
L’Union en marche |
Vivre l’Europe |
Dossiers |
![]() |
|
|||||
|
![]() Téléchargez l'Édition spéciale 9 mai 2005 - version éditée n°1 Notre newsletter Le chiffre 120.000 Bien euro de le savoir Quels risques énergétiques pour l’UE ? Volapük (directive) Bolkestein Le saviez-vous ? Ils étaient cinq --- Publicité --- Savoir communiquer avec la presse Formation media training Suivre l’actu sur le théatre en France et en Europe Improvisation Paris Découvrez le cours d’improvisation à Paris de RUEDUTHEATRE ! |
|||||
|
Dans la même rubrique
Spécial Présidentielles 2007 Les Mr et Mme Europe des candidats chaque semaine sur BFM Belgique Spécial Présidentielles 2007 Ecoutez Corinne Lepage (Cap 21) Editorial La Minute nécessaire de Monsieur Europe Un nouveau rendez-vous européen ? C’est forcément sur BFM Belgique. Entretien Quelques centimes pour la culture, siouplaît ! Entretien Ce que veulent (vraiment) les femmes... Entretien Geremek, Européen de l’année Notre histoire Bon anniversaire Gorbie ! Les politiques débloguent sur le net Entretien "Think tanks" : l’émergence timide des "boîtes à idées" |
Les OGM auront-ils le champ libre ?
Par Christophe Nonnenmacher (cliquer sur le nom d'un auteur pour lui écrire)
16/09/2004 • 13h03
Après la levée du moratoire européen sur les OGM, l’Assemblée des régions d’Europe et l’association environnementale « Les Amis de la Terre » organisent un front commun contre les cultures transgéniques, à grand renfort d’informations et de lobbying. Une initiative que la Commission de Bruxelles ne perçoit pas d’un très bon œil. « Ce que nous entreprenons aujourd’hui avec l’Assemblée des régions d’Europe est quelque chose d’unique », se félicite Geert Ritsema. « Citoyens et représentants politiques marchant ensemble pour une même cause ! ». Le représentant des Amis de la Terre, un think tank environnemental réputé pour son activisme à Bruxelles, a fait son effet devant le parterre de journalistes et d’eurodéputés, réunis cette semaine au Parlement européen de Strasbourg. Il a même crispé quelques visages. Le discours de Klaus Klipp, le secrétaire général de l’Assemblée des régions d’Europe, une structure de lobby regroupant 250 régions paneuropéennes, a lui aussi fait mouche. « Nous avons besoin d’ouverture et de transparence dans le dossier OGM pour que les électeurs européens puissent suivre au moins une partie du débat. Il est nécessaire que ceux-ci comprennent quelles décisions sont prises et sur quelles bases. » L’allusion est à peine voilée : la récente levée du moratoire sur les OGM. La cible, très clairement identifiée : la Commission européenne qui, en dépit de nombreuses études scientifiques alarmantes et de l’opposition de plus de 61% des citoyens européens à ces cultures, poursuit inlassablement sa campagne de promotion en faveur des semences transgéniques. Une approche officiellement justifiée par l’inexistence de preuves certaines et définitives de nuisance des semences et produits transgéniques pour l’homme et son environnement. De quoi faire sursauter le British Department of Food and Rural Affairs qui relevait le 16 octobre dernier que les abeilles étaient en mesure de transporter du pollen de plans transgéniques vers des plans sains sur une distance de 26 km2, ou le très respecté magazine Nature qui démontrait récemment que 40% des produits bio étudiés dans des zones mixtes étaient contaminés par des OGM ! Scénario catastrophe
DR_c_arbredespossibles2.free.fr
« Ne reproduisons pas la folie de la vache folle, s’alarme Alain Fauconnier, vice-président de la région Midi-Pyrénées, ce que nous demandons à la Commission est simplement d’appliquer le principe de précaution, d’en revenir au moratoire qu’elle a abandonné. Nous ne sommes pas contre les progrès de la science ou contre la recherche en milieu confiné, mais il n’est pas possible à ce stade de nos connaissances d’encourager la culture d’OGM en plein champ ! ». « En cas de contamination le préjudice serait inestimable », s’insurgera un peu plus tard à son tour Michel Somville, conseiller parlementaire pour les Verts en matière de génie génétique. « Ce que l’on ne dit pas assez, c’est qu’à partir du moment où un champ est contaminé, il l’est pour une très longue durée. C’est dramatique pour un agriculteur bio. Les produits qu’il cultive doivent répondre à un cahier des charges très strict. Or la moindre contamination peut l’empêcher de poursuivre son activité et le mettre en faillite ! ». Un scénario catastrophe auquel le consommateur n’échapperait pas. A terme, choisir entre produits OGM et non OGM pourrait relever de l’impossible. Le test allemand Certains députés européens dénoncent une autre aberration : la charge de la preuve, en cas de contamination, incombe à la victime. Or les enquêtes nécessaires à son obtention sont non seulement d’un coût exorbitant mais très difficiles à mener, aucun registre des zones OGM n’étant véritablement accessible en Europe. « Ce que nous demandons aujourd’hui tient en trois revendications, résume Geert Ritsema, le droit de savoir, le droit de choisir et la mise en place du système pollueur-payeur ». L’adoption, le 24 septembre prochain, par le Bundestag allemand, d’un texte de loi imposant la tenue d’un registre public des zones OGM, l’établissement de zones-tampons entre parcelles mixtes et d’un dispositif en matière de responsabilité civile serait un pas en cette direction. « Même cela irrite la Commission européenne qui veut qu’il y ait le moins de contraintes possibles pour l’arrivée des OGM en Europe », s’inquiète Michel Somville. « Elle aurait tout à fait le droit, sur la base de la libre circulation des marchandises, de s’opposer à cette loi, quand bien même elle aurait été souverainement adoptée par un parlement national ! ». Les OGM risquent bien désormais de s’inviter aux débats à tout bout de champ.
Les mots clés de l'article |
|||||