Ecoutez Antoine Jacob raconter les trois états baltes, leurs similitudes et différences, notamment sur la question des langues ou de leur choix entre l’Europe et les États-Unis.
"Les pays baltes : indépendance et intégration". Malgré l’austérité du titre, l’ouvrage n’a rien d’un essai et se lirait plutôt comme un roman, au gré des rencontres, des traditions locales et des traits typiques qu’égrène l’auteur. On y combat les lieux communs, on y apprend le distinguo réel entre ces pays, qu’un trop vif élan d’occidental nous fait ranger dans le même ensemble homogène, on y croise leurs espoirs, leurs défis, leurs craintes, leurs passions. Très documenté, le livre nous plonge au coeur même de trois identités mal connues des Occidentaux, même si certains traits sont devenus populaires, tel l’esprit pionnier des Estoniens en matière de high-tech. Ne vous privez pas d’une lecture aussi agréable et instructive, qui couvre trois pays en un...
A lire : "Les pays baltes : indépendance et intégration", par Antoine Jacob - Editions Alvik - 336 p. - 19 euros
Le saviez-vous ? Le 23 août 1989, une chaîne humaine de 2 millions de personnes, main dans la main, - sur les 8 millions que comptent les trois pays baltes -, relia Vilnius (Lituanie) à Tallin (Estonie) - passant donc par la Lettonie - pour contester l’occupation soviétique. A peine trois mois plus tard, le rideau de fer devait s’effondrer. Cette date n’est pas choisie au hasard. Soixante ans auparavant, jour pour jour, Molotov et Ribbentrop scellaient le pacte de non-agression entre l’Allemagne et la Russie et faisaient tomber les trois états baltes dans l’escarcelle de Staline. C’est la Lettonie, qui a été plus particulièrement touchée par le joug russe, comme l’explique Antoine Jacob . Tandis que les relations entre Lituaniens et Polonais ont toujours été marquées par une certaine convivialité, teintée de rivalité.
Antoine Jacob, installé à Stockholm, est le correspondant du journal Le Monde en Scandinavie et dans les pays baltes, où il se rend régulièrement depuis 1997.