|
Cultures |
Les Européens |
L’Union en marche |
Vivre l’Europe |
Dossiers |
![]() |
|
|||||
|
![]() Téléchargez l'Édition spéciale 9 mai 2005 - version éditée n°1 Notre newsletter Le chiffre 120.000 Bien euro de le savoir Quels risques énergétiques pour l’UE ? Volapük (directive) Bolkestein Le saviez-vous ? Ils étaient cinq --- Publicité --- Savoir communiquer avec la presse Formation media training Suivre l’actu sur le théatre en France et en Europe Improvisation Paris Découvrez le cours d’improvisation à Paris de RUEDUTHEATRE ! |
|||||
|
Dans la même rubrique
Courrier européen Alimentation : les Britanniques champions du gaspillage Développement durable : le combat ne fait que commencer ! Chez nos voisins Allemagne : Papy travaille, Mamie aussi Travailler avec les Italiens Courrier européen La leçon d’histoire du camarade Poutine Les Balkans ? Invisibles sur la carte européenne ! Courrier européen Protocole de Kyoto : sauver la planète... ou presque Travailler avec les Roumains Bonne humeur Le dessin du moment Courrier européen La Mafia, première entreprise d’Italie |
Courrier européen L’Ukraine, crise de nerfs et financière
1er/12/2004 • 22h36
L’Ukraine affiche des prévisions économiques à moyen terme qui sont parmi les meilleures de l’espace postsoviétique. Cependant, l’affrontement politique actuel ne présage rien de bon pour la santé économique du pays : menace de stagnation, augmentation des taux d’intérêt et fuite des capitaux. "Depuis quelques années, l’Ukraine fait partie des pays dont le taux de croissance est très élevé", constate le quotidien russe Vedomosti. Selon les statistiques officielles, "il était de 9,4 % en 2003, alors que, pour la même période, ce taux était de 7,3 % en Russie. Entre janvier et octobre 2004, la croissance ukrainienne a atteint 12,7 %." Le site Strana.ru ajoute que "le développement de l’économie ukrainienne aurait même été supérieur à celui du Kazakhstan et de la Chine en 2004". Les experts estiment que "cette croissance est liée à la politique économique irréprochable du Premier ministre Victor Ianoukovitch et de la Banque nationale ukrainienne". "Cependant, la crise politique actuelle risque de se transformer en une crise économique et financière", souligne Vedomosti. Le quotidien ukrainien Zerkalo Nedeli rappelle que "dès la fin du mois d’octobre les particuliers ont fait nettement moins de dépôts sur leurs comptes, et cela pour deux raisons : la peur de l’inflation et une méfiance quant à la stabilité de la monnaie nationale, d’abord ; ensuite, une baisse de confiance envers le pouvoir et l’incertitude concernant le résultat des élections. De nombreuses personnes changent leurs hrivnas en dollars ou en euros." D’après Vedomosti, le responsable de la Banque nationale ukrainienne, Arsène Iatseniouk, a annoncé qu’il y avait déjà "des tentatives de fuites de capitaux vers l’étranger. C’est pourquoi la direction souhaite prendre des mesures afin de soutenir quelques banques dont le volume des comptes de dépôt est en train de diminuer." Dans un climat où règne l’incertitude, le milieu bancaire se révèle prévoyant. "Les banques estiment que la crise n’a pas encore démarré, mais elles s’y préparent. D’ailleurs, elles se montrent extrêmement prudentes dans l’attribution de crédits aux particuliers et augmentent leurs fonds propres", souligne Vedomosti. Zerkalo Nedeli ajoute que "la Banque centrale ukrainienne essaie de maîtriser l’inflation, qui était de 2,2 % en octobre, en relevant ses taux d’intérêt". Pour Vedomosti, "les banquiers ont foi en l’avenir et estiment que la situation va se calmer dans les jours qui viennent. Toutefois, si la crise politique se prolonge plus d’une semaine, les banques ne pourront pas faire face. Les hommes d’affaires, quant à eux, craignent des perturbations dans les moyens de communication. Cela serait néfaste pour la logistique de leurs entreprises", précise ce quotidien financier russe. La menace d’une crise budgétaire n’est pas non plus à exclure. "D’après les estimations du ministre des Finances ukrainien, Nikolaï Azarov, le budget de l’Etat a déjà perdu environ 120 millions de dollars de recettes. Normalement, les caisses de l’Etat devraient engranger cette année 12,3 milliards de dollars. En cas de crise prolongée, les obligations financières de l’Etat seront remises en question. Le ministère des Finances a décidé de réduire son aide aux producteurs agricoles de 60 millions de dollars." "Aujourd’hui", résume Zerkalo Nedeli, "la population s’interroge sur son avenir et se demande quelles seront les conséquences de la crise actuelle sur la vie quotidienne." Prisca Barthel © Courrier International
Les mots clés de l'article |
|||||