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Quelle langue pour l’Europe ?
Par Stephen Bunard (cliquer sur le nom d'un auteur pour lui écrire)
18/02/2005 • 14h40
L’anglais véhicule-t-il l’hégémonie culturelle anglo-saxonne ? Le français est-il foutu ? L’espéranto représente-t-il un espoir ou un gadget ? Le multilinguisme est-il la panacée ?

Entretien avec Henri Giordan, ancien directeur de recherche au CNRS, spécialisé depuis plusieurs années dans l’étude pluridisciplinaire des minorités linguistiques européennes. Il est l’auteur du premier rapport officiel sur les langues et cultures régionales de France, Démocratie culturelle et droit à la différence : rapport présenté à Jack Lang, ministre de la Culture, Paris (1982).

« Le meilleur moyen de combattre l’anglais, c’est de le maîtriser. »

Les Européens ont-t-ils besoin d’une langue commune pour se sentir dans la « maison commune » ?

(JPEG)
Damien Glez © 2005

Aujourd’hui, il n’existe pas de politique linguistique bien pensée, au niveau européen. Les principes sur lesquels sont bâtis l’Europe, reposent sur le respect de la pluralité linguistique, et il y a consensus dans toutes les institutions européennes sur ce sujet. J’ajoute que, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, on a renoncé à faire une Europe en français, ou dans quelque autre langue, le régime nazi ayant voulu la faire en allemand, avec les conséquences que l’on connaît. Cette diversité des langues est importante, au même titre que la diversité culturelle et que le respect de toutes les formes de diversité, y compris biologique, parmi d’autres encore. Partant de là, l’Europe est une mosaïque et l’on ne peut pas laisser de côté les langues minoritaires et régionales. Les communautés implantées en Europe, que ce soit les Turcs en Allemagne, les Portugais en France, ou les langues comme le breton ou l’occitan, parlé dans trente-deux départements français, doivent trouver leur place au sein de l’enseignement, par exemple.

En marge de cela, il y a une exigence de communication entre les peuples européens. Les Finlandais doivent parler aux Grecs et les Sardes aux Écossais, cela conduit pour tous à l’usage de l’anglais, qui tend à devenir la langue de communication commune pour les citoyens européens. Lors de l’Année européenne des langues en 2001, les institutions ont suffisamment montré qu’il fallait, certes, respecter toutes les langues, mais que tout le monde devait parler anglais pour se comprendre. C’est une exigence, en particulier de la vie économique ; chacun sait que dans les conseils d’administration de grandes entreprises françaises, c’est l’anglais qui est pratiqué, il en va ainsi de la communication scientifique. Aujourd’hui, force est de constater, juste constater, l’empire de cette langue, sous la forme du « globish » - global english, autrement dit, « l’anglais de la communication ». Le rapport de la Commission du débat national sur l’avenir de l’école, présidée par Claude Thélot, préconisait d’enseigner, dès le primaire, cette forme de « socle commun » de communication. Fillon l’avait même reprise à son compte, avant de se voir imposer un veto de Chirac. On le voit, la question des langues est très sensible, car elle touche très intimement les individus dans leur construction identitaire personnelle, et aussi collective, l’identité nationale.

De quoi témoigne le fait que la France n’ait pas encore mis en œuvre la Charte européenne des langues régionales et minoritaires ?

Cela témoigne d’une vraie crispation de l’identité nationale. Effectivement, si la France a bien signé la Charte européenne des langues régionales et minoritaires, elle ne l’a pas ratifiée. On a dénombré soixante-seize langues en France, y compris les langues des DOM-TOM, par exemple, les langues amérindiennes de Guyane. Les pays doivent la ratifier, mais la France a jugé contraire aux principes constitutionnels le fait d’instituer des communautés, au mépris, justifie-t-elle des principes républicains. En 1992, à la veille de Maastricht, les députés ont d’ailleurs fait modifié l’article 2 de la Constitution française où se trouvent les fondamentaux et les identifiants de la république, tels que le drapeau, l’égalité des citoyens... pour y adjoindre... la langue. Quant à la loi Toubon, elle n’a pas été suivie d’effets ; on voit désormais toujours plus de publicités utilisant de l’anglais dans les rues ou sur les chaînes télé.

Il faudrait idéalement une politique de promotion et de soutien à la créativité, y compris des langues régionales et minoritaires, par exemple aider les chercheurs et les artistes à créer dans leur langue. Des études psycholinguistiques ont démontré que la créativité est plus grande quand on produit dans sa langue maternelle. La part d’inconscient de la découverte est ainsi davantage dynamique.

Le multilinguisme, dada des institutions européennes, ne vous convainc donc pas vraiment ?

Au niveau des institutions européennes, si l’on prend le principe de la traduction simultanée et du multilinguisme, dans toutes les langues, avec le système des « langues pivot » - N.D.L.R., on traduit par exemple du finnois au grec, en passant par l’anglais - , cela coûte énormément d’argent, même si le pourcentage semble infime, environ 2% du budget. Si l’on compare aux sommes dépensées pour servir la créativité scientifique et artistique, cela fait beaucoup ! D’ailleurs, traduire les textes officiels dans plus de vingt langues est une chose, on peut le voir sur le site de l’UE, mais créer du lien entre le citoyen et les institutions en est une autre ; ainsi, la plupart des réponses à des appels d’offres doivent se faire en langue anglaise.

Un linguiste allemand a déclaré qu’il fallait réduire le nombre de langues officielles dans les institutions européennes. C’est effectivement la seule organisation multilatérale qui en comporte autant si l’on compare à l’Unesco ou l’ONU, limitées à trois ou quatre. Pour une région de la planète, qui plus est, est restreinte. Vous me direz, est-ce compatible avec l’idée de la pluralité linguistique et du respect des diverses langues ? En fait, il ne faut pas que le respect, dans ce sens, se retourne contre l’intention. Il n’y a pas de grand méchant loup américain, c’est le monde qui l’a fabriqué, le monde du libéralisme.

Comment contrer alors l’hégémonie anglo-saxonne ? La démarche des espérantistes est-elle une réponse convenable ?

Je partage l’idée utopiste très positive de l’espéranto. Le problème, c’est que cette langue artificielle a échoué dans son objectif de devenir la langue de communication de l’humanité. Je crois que l’anglais est vraiment une chance extraordinaire de communiquer pour cette génération. Il y a naturellement ce revers de la médaille, le risque d’hégémonie culturelle. Mais le meilleur moyen de combattre l’anglais hégémonique, c’est de le maîtriser. Je crois qu’il faut bien l’apprendre et le mettre à sa place, et soutenir parallèlement les langues régionales et minoritaires. Il y a une part de danger : que l’anglais l’emporte sur le français ou toute autre langue et que ces dernières oublient leur originalité, notamment avec la culture télévisuelle américaine, mais en face, il suffirait de créer des feuilletons francophones, occitanophones, etc

Prenons un exemple entendu à la radio cette semaine. La société Google veut numériser une centaine de millions d’ouvrages du patrimoine américain. Jean-Noël Jeanneney, président de la Bibliothèque nationale française (BNF), s’en émeut à juste titre, indiquant que l’Europe doit répondre en numérisant aussi notre patrimoine européen. Il a raison. Organiser la résistance ne veut pas dire, prôner une guerre défensive. Une guerre défensive est une guerre perdue. Un autre moyen de faire une guerre offensive consiste à dire que tous les citoyens doivent connaître l’anglais, sinon on est handicapés sur le marché du travail. Il faut ainsi trouver les moyens de diffuser cette connaissance, et pas seulement chez les enfants des classes sociales supérieures.

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  • Quelle langue pour l’Europe ?
    24 décembre 2006
    Un sondage sur l’appréciation d’un texte rédigé en 10 langues européennes est à votre disposition si vous le souhaitez. Inscrivez simplement sous ces trois lignes : Voir sondage. [1] 22 décembre 2006 à 12:14 (CET)
  • Rectifications sur l’ido
    4 novembre 2006, par Emmanuel, espérantophone et pour l’espéranto dans l’Europe

    Soit, l’ido n’emploie pas de signes diacritiques. Je dirais simplement que ceux en espéranto ne me gênent pas du tout. L’ido évite ces signes, je dois le reconnaître. Seul me chiffonne le sh et le ch, qui en espéranto sont prononcés identiquement, mais qu’on préfère écrire ŝ et ĉ, car on préfère mettre un son pour une lettre. A vrai dire il existe plusieurs solutions en espéranto pou s’en sortir, en mettant un h, oui, ou un x. Mais le débat devient caduque : dans ma réponse (si tout va bien) les signes diacritiques paraissent sans problème, grâce à Unicode. De plus, les traitements de texte et les navigateurs s’en sortent très bien. C’est un débat sans fin et sans utilité. En français nos claviers ont la cédille, en roumains ils ont des diacritiques qui nous paraissent fantasques, et si l’espéranto était adopté par l’Europe, on n’en parlerait même pas car tout serait adapté en un clin d’œil.

    Par contre, je trouve "malsanejo" (on peut s’en contenter plutôt que malsanulejo) beaucoup plus clair que hospitalo. C’est plus précis car on peut le décomposer : mal-san-ej-o, tendis que hospitalo est un bloc dur clair pour nous, mais inconnu à beaucoup d’autres nationalités : hôpital se dit en hongrois « kórház », en russe « bolnitsa », en suédois « sjukhus », en norvégien « sykehus ». Remarquons que ces trois termes suivent la même logique que l’espéranto. Car sjuk+hus ou syke+hus sont des regroupements de mot germaniques qui signifient : malade+maison (sjuk et syke sont semblables à l’anglais sick/malade, et house/maison). La construction russe suit le même modèle. L’espéranto malsanejo signifie maladie+lieu. Alors, si ce c’est pas une langue internationale souple et adaptée, je mange mon chapeau.

    L’ido a quelque part voulu rejoindre l’idéal des français : la langue chantante comme l’italien et compagnie. C’est un point de vue louable mais qu’on ne peut imposer à tous. Sur radio Polonia, les polonais parlent espéranto avec un accent polonais, et c’est très bien.

    Pardon de vous contredire, cxevalo est neutre. "Etalon" se dit "virĉevalo" et « jument » se dit "ĉevalino". Voilà. Il est vrai que le radical pour d’autre formes, comme Doktorino-doktoro prendre le masculin comme par, mais que dire du français où on dit : « docteur », pour un homme ou pour une femme, où le masculin remporte pour les adjectifs, les pronoms. Sans parler de procureur, juge, ainsi de suite. La langue française est beaucoup plus sexiste, et personne ne s’en offusque longtemps. Cela n’empêche cette langue imparfaite par beaucoup d’autres traits d’être adulée par tant de chauvins ethnocentristes. L’espéranto n’a pas été créé pour être parfait, mais pour s’adapter à nos modes de pensée. Quand moi je pense "Docteur", je ne pense pas au genre, je pense à la blouse blanche. La précision du sexe est donné après par le contexte, qui ma fois suffit bien. Ca ne vous empêche pas de vous exprimer en espéranto en employant le suffixe -iĉ, qui signifie la même chose que l’ido -ul. Faites comme ça, et peut-être les espérantophones changeront-ils. Moi, ça me convient très bien ainsi (c’est toujours mieux que le français !).

    La forme d’un suffixe pour le plus que parfait est erronée. On hôte à la langue sa logique qui la rend accessible aux chinois, au coréens, qui sont bien contents d’avoir un système si régulier de participes, qu’on peut contracter en se passant d’auxiliaire, en laissant toute la logique et la profonde simplicité à la langue. Le suffixe -ab complique inutilement les choses, pour rendre la langue soi-disant plus belle. D’ailleurs, vous qui parlez de beauté de la langue, votre phrase est laide, en espéranto et en ido, et même en français ! « Hier nous avions vu les bateaux qui avaient visité nos belles mais minces rivières. » L’emploi du plus que parfait est plus que parfaitement superflu. Votre formulation en espéranto est imparfaite aussi. Je vous propose ceci en espéranto : « Hieraŭ ni vidis la boatojn, kiuj vizitintis niajn belajn kvankam mallarĝajn riverojn » C’est difficile à prononcer ? en ce qui me concerne, ça a été un grand plaisir de combiner facilement des sons exotiques inattendus, quand j’ai appris l’espéranto. Ce qui en bon français est rendu par : « Hier, nous avons vus les barques qui avaient visité nos belles bien que minces rivières » Vous ne préférez pas ? Remarquez que boato signifie plutôt bateleto que batelo en ido, donc plutôt barque en français. Quand à la beauté, c’est une affaire de goût, mais à trop vouloir faire chanter la langue, elle est rendue rigide.

    Comme il a été fait remarquer, vous ignorer le sens exact du mot euphonie, et ne daignez pas qu’on vous corrige.

    Enfin, apprenez à parler espéranto avant de le critiquer, moi je me suis renseigné sur l’ido. « La sekvantajn frazoj montras kelkajn aspektojn lingvajn » Ca ne veut rien dire ! Je comprends que vous ne vouliez pas de ce maudit accusatif, que vous employez à tort et à travers. « La sekvantaj frazoj montras kelkajn lingvaspektojn » Voilà.

    « Regretinde multa esperantisti ankore havas poka savo pri ido » Là je reconnaît que cette formulation n’est pas mauvaise. L’idée de « ankore » n’est pas mal : cela laisse entendre qu’on pourrait employer la racine « ankor- », bien que dans la pratique je crois qu’on ne pourrait la décliner qu’en adverbe. C’est peut-être pour ça que « ankoraǔ » fait partie des adverbes invariables. Retour à la case départ. Finalement, me confronter à votre ido me permet d’approfondir mon espéranto !

    « Bedauxrinde multaj esperantistoj ankoraux havas malmulta scio pri ido » Aĉega ! Apprenez l’accusatif, fek ! De plus, malmulta ne convient pas, on ne compte pas du savoir, on compte combien de savoir on a. Il y a une nuance entre : « peu nombreux », et « peu en général » (quantité, volume, n’importe). « Bedaŭrinde, multaj esperantistoj ankoraŭ havas malgrandan scion pri ido » ou « malmulte da scio pri ido »

    Voilà, j’ai fait le tour de vos remarques, je pense que ça suffit à prouver que si l’espéranto a pris le dessus, ce n’est pas pour de mauvaises raisons.

    A tout les non-espérantophone et non-idistes, retenez que l’ido est une réforme de l’espéranto, moribonde depuis le début, qui a été une traîtrise contre Zamenhof, l’iniciateur de l’espéranto. Plusieurs millions de gens parlent espéranto, et un millier peut-être l’ido. Si vous apprenez l’espéranto et que certaines formes vous choquent, acceptez que toute langue ait ses particularités, même une langue internationale. C’est au prix de ces particularités qu’elle est aussi souple et universelle pour l’esprit humain, là où les idistes veulent leur petit confort, leur idéal de belle langue chantante et pas compliquée.

    Samideane, kaj multe da dankojn al Tim, mia plej kara.

    Emmanuel

  • Quelle langue pour l’Europe ?
    11 octobre 2006

    Je pense que l’anglais n’est pas une solution car cette langue n’est pas stable ^^ au USA et en G-B c’est pas le même

    par contre j’espère que el francais ne disparaitra pas ...

    • Quelle langue pour l’Europe ?
      24 décembre 2006
      Un ’’’sondage’’’ sur l’appréciation d’un texte rédigé en 10 langues européennes est à votre disposition si vous le souhaitez. Inscrivez simplement sous ces trois lignes : ’’’voir sondage’’’. [2] 22 décembre 2006 à 12:14 (CET)
  • Quelle(s) langue(s) pour l’Europe ?
    14 août 2006, par Phrogorn

    Je considère le pluralisme linguistique comme une politique de tolérance envers les nations et leurs langues. Tous les changements politiques majeurs s’opèrent selon deux facteurs essentiels, on l’a vu dans l’histoire. De la chute de l’empire romain à celle de l’URSS, de l’extension chrétienne à l’hégémonie américaine, tout fonctionne selon un principe simple : il y a d’abord une volonté populaire d’accepter ou de provoquer le phénomène, et d’autre part un soutien de l’autorité (qui en cas de refus, se verra balayé :/...)

    Une institution, c’est l’interface en quelque sorte, entre le citoyen et entre l’autorité, chacun y trouvant bien sûr son intérêt sur le long terme. Elles permettent l’équilibre social. Ainsi sont pensées nos démocraties libérales. En y regardant à l’échelon national européen, on remarque une sorte de centralisme linguistique à la française :le pouvoir central parle la "langue de la nation", même si l’Allemagne a adopté une sorte de non-interventionnisme linguistique... Bref, les langues nationales sont bien implantées alors quelle langue pour l’Europe ?

    Ce que l’on oublie alors de dire, c’est que faire une langue pour l’Europe, en décider, c’est créer officiellement une Europe nationale, c’est accepter l’Europe fédérale, et parler la langue Européenne c’est vouloir être Européen "pur souche" ! Avec l’Euro, avec la CED, je pense que la langue unique, véhiculaire, sorte de koinè à l’Européenne va dans "le sens de l’histoire" (ce qui n’est pas une raison pour s’y plier). Toutefois, si le monde va ainsi, on peut déjà y réfléchir, ce n’est pas perdre du temps.

    Pour ma part, je réfléchis à ces histoires d’ido, d’espéranto, d’interlingua... et pourquoi pas l’elfique ou le klingon ? Ce serait intéressant, peut-être qu’avec les oreilles de M. Spok ou des elfes, nos politiciens technocrates écouteront autant qu’ils pensent. Digression passée, la même question revient : quelle langue pour l’Europe ? L’espéranto, l’ido, l’interlingua, oui, certes, existent et sont fondées sur une simplification des langues existantes. D’autre part, le latin a marqué les siècles et est beaucoup plus simple que le latin littéraire que l’on nous enseigne au collège, contrairement aux dires espérantistes et... idoines ( ?). La langue parlée sera celle du peuple, et le peuple prend ce qui l’intéresse. Vous l’avez dit, la politique Européenne est simple : pas de politique. Le peuple, lui, pardonnez-moi, n’a pas ma foi en l’Europe fédérale, et se contente largement de sa langue nationale et de son anglo-américain.

    Bref, je vote pour le latin... simplifié, même s’il est déjà simple, et je prie espérantistes et idophones, Français et Belges, de ne pas crier au loup bourgeois (le latin est réputé comme langue des bourgeois et des chrétiens, c’est tellement facile). Mais à mon avis, ce sera l’anglais ou l’allemand. Je vous rappelle néanmoins la devise de l’Europe : in diversitate concordia... tout un programme.

  • Quelle langue pour l’Europe ?
    13 juillet 2006, par krokodilo
    "Mais le meilleur moyen de combattre l’anglais hégémonique, c’est de le maîtriser." Je n’en ai pas cru mes yeux quand ils ont lu ça ! Je vous félicite d’au moins discuter de la solution espéranto, en refusant cet espèce de mur du silence érigé en France par les médias nationaux, sur la barrière des langues en général et l’Eo en particulier. Néanmoins, vous expédiez un peu vite me semble-t-il la faisabilité et l’efficacité de cette solution. Ce que vous proposez, maîtriser l’anglais, c’est l’attitude que de tout temps les élites des pays colonisés ont adoptée, pour eux et pour leur progéniture envoyée dans les écoles ad-hoc avec séjours linguistiques à la demande. Il n’y a rien de bien nouveau là-dedans, et l’expérience a montré que ce n’était nullement un moyen de lutte mais aboutissait au contrairere au renforcement de la position dominante du pays ou de la langue en question.
  • Qal lengue for europe ?
    3 juin 2006
    mostier, duo’s kun cy es disfacil po blan en un common lengue, li esperento iskly es un jem lengue, mat ci’un gien dov li XIXst sicle, i ut kun nek er un actual lengue, esperanto es muy complex en li leer, li IDO es muy latin, ci un yo blanin na es faben vic 6(chi) european lengues, fransean, sfenskean, englean, deustchean, polandean, ut naam es li european. europe kiel un common lengue po hjelp nis po trab en common. don’fy lengues, es Babel, i ju, es li englean wut veser li common lengue. Q’es cy es fair ? qug es li volst ov roznais wut az esen proclamen fyn yan na ? iskli, englean es muy jusken todalug i via todun en europe. mat es li jemst voy po construct un identiti ween nis ? nus tenin anska un ov li lorner i complex cultur ov ci world. zen, soli li englean ? nus ser mas inventiv, i creativ, po nek fab jelfstisj wut kun hjelp nis po blan ween nis, un neev’lengue, faben vic nejs lengues, i cap po accept ener melf exprecion i muds ov nej’ns. ci’es nek impossible, en fact es anska muy facil po fab, po eurek, i asaap, cy luns nek wol’et veserin for nis.
    • Qal lengue for europe ?
      3 juin 2006, par Alex
      Moi je veux bien que tu parles en je ne sais quoi, mais donne la traduction en français stp... ;-)
  • Quelle langue pour l’Europe ?
    14 mai 2006, par dr ido
    monsieur apprenez l’ido ! et vous réglerez le soit disant problème linguistique de l’europe § Quant à l’anglais même après vingt ans de pratique vous ne le maîtriserez pas mieux qu’un native speaker § bien qu’ayant dépensé du temps et de l’argent ce que n’aura pas fait ledit anglais. QUELLE injustice. DONC apprenons l’ido !
  • Quelle langue pour l’Europe ?
    19 avril 2006, par sebastien, 34 ans.

    Il est en effet important de trouver une langue qui permette aux gens de différentes nationalités de communiquer en se comprenant. J’ ai moi-même voyagé dans 15 pays du monde ; je parle couramment l’ espagnol, l’ anglais et le français. C’ est essentiellement en anglais et en espagnol que je me suis exprimé durant mes voyages ; forcément il fallait trouver une langue commune pour se faire comprendre. Mais d’ un autre côté je trouve dangereux d’ imposer une langue à tous en essayant soit de façon claire soit de manière déguisée, de faire oublier aux non-anglophones de naîssance leurs origines.

    L’ "ADN" d’ un pays est sa monnaie. C’ est en effet grâce à la monnaie d’ un pays que l’ on sait s’ il est prospère ou pas. L’ "ADN" d’ un individu est sa langue. La langue de naîssance d’ une personne résume toute sa vie personnelle et son histoire. J’ ai voyagé en Amérique latine et j’ ai vu les dégâts qu’ont fait les conquistadores espagnols il y a 500 ans en imposant leur mode de vie et leur langue. Depuis les latino-américains ont intégré cet idiome, mais à quel prix !!!

    Vouloir imposer l’ anglais comme langue dominante signifie créer un monde uniforme et imposer subreptiscement une seule culture : la culture anglophone. Les anglais ont fait cela il y a 250 ans à ce qui est maintenant l’ Australie et aux indiens d’ Amérique du nord ; les français aussi au Canada et en Afrique. L’ Histoire se répète semble-t-il !!!

    Mais personnellement je ne crois pas que l’ anglais va résister longtemps en tant que langue internationale. Il y aura forcément un mélange de l’ anglais avec d’ autres langues pour former un autre idiome, un peu comme les québécois qui mélangent dans certaines phrases des mots français et des mots empruntés à l’ anglais mais francisés.

    Pour finir, je dirais qu’ il est important de savoir parler anglais ; ne pas connaître cette langue aujourd’ hui est un sérieux handicap dans de nombreux domaines ! Mais plus que d’ apprendre la langue de Shakespeare, il faut surtout apprendre à l’ utiliser ! Beaucoup parlent anglais dans des pays où ce n’ est pas la langue maternelle, mais juste pour montrer qu’il la maîtrisent, pour être à la mode ! Or la mode passe !!! J’ ai noté que les Empires durent environ 300 ans. Le 19e siècle aura été l’ apogée de l’ Empire anglais et la montée en puissance de l’ Empire américain. Le 20e siècle aura été l’ apogée de l’ Empire américain ; le 21e siècle sera-t-il le siècle de son déclin ? Si tel était le cas, son idiome sombrerait-il avec lui ? N’ oublions pas non plus qu’ après l’ anglais c’ est l’ espagnol la langue la plus parlée ; elle est devenue la deuxième langue officielle aux Etats-Unis. Elle est parlée sur les trois Amériques et en Europe. L’ Australie ouvre ses portes aux latinos, permettant de créer une communauté hispanique là-bas. Le Québec fait de même. Il y a de nombreux espagnols en Angleterre. Alors, prêts à parier que soit l’ anglais ne sera pas la langue internationale par excellence sur les moyens et long terme, ou tout au moins qu’ elle sera à égalité avec l’ espagnol ? Je n’ irait pas jusqu’ à affirmer que l’ anglais va être détrôné, mais je suis fermement convaincu qu’ il va souffrir d’ une sévère concurrence avec la langue ibérique, et ceux qui ne connaîtrons que l’ anglais comme langue étrangère se verront devancés par ceux qui en parlent plusieurs. A bon entendeur... !

  • Quelle langue pour l’Europe ?
    13 mars 2006, par Jérémie

    Ce n’est pas très malin ce que dit M.Giordan : apprendre tous l’anglais pour limiter... le tout-anglais ! Plonger dans la mare pour se protéger de la pluie quoi... Quant à l’Espéranto, ce n’est pas parce qu’il n’a pas encore totalement atteint son but qu’il ne le fera jamais. N’en déplaise à M.Giordan, cette langue construite est loin d’être enterrée, elle n’a même jamais été aussi vivace ! (grâce notamment à internet). L’Union européenne et l’euro étaient aussi des utopies ! Si, comme le disait Victor Hugo, "l’utopie d’aujourd’hui c’est la réalité de demain", alors gageons que l’Espéranto est effectivement une utopie !

    En tant qu’étudiant, on m’impose l’anglais comme on imposait jadis l’anglais, le français ou l’espagnol aux colonisés. Cette situation d’infériorité inique vis-à-vis des anglo-saxons doit cesser ; je la trouve humiliante.

  • Quelle langue pour l’Europe ?
    6 février 2006, par Tim Morley, espérantophone britannique à Cambridge, Angleterre

    Monsieur,

    En tant qu’anglophone de naissance, je voudrais vous remercier très sincèrement pour votre support de notre position hégémonique en ce qui concerne la communication internationale. Si vous acceptez que le business, la politique et la science se déroulent toujours dans le cadre d’un concours "Qui fait le meilleur sosie d’un anglo-saxon ?", nous, les anglo-saxons, ne pouvons guère perdre. Pour cette acceptance — de toujours se battre entre vous pour gagner la deuxième place, toujours loin derrière nous — le monde anglo-saxon vous remercie.

    Nous sommes également très contents que vous avez décidé que l’espéranto a déjà "échoué dans son objectif de devenir la langue de communication de l’humanité", comme si elle avait une date de péremption. Là, il y aurait eu danger pour notre position — l’idée de l’égalité, nous supportons mal.

    Je vous prie d’accepter, Monsieur, l’expression de mes sentiments les plus ironiques.

    Retranscription d’un mail envoyé le 19/2/05

  • Monsieur, Dans "Quelle langue pour l’Europe" vous dites, à propos de l’espéranto : "Le problème, c’est que cette langue artificielle a échoué dans son objectif de devenir la langue de communication de l’humanité". Permettez-moi deux remarques : L’objectif de l’espéranto a été défini comme suit dans la petite brochure où Zamenhof exposait son projet : "Que chaque personne ayant appris la langue puisse l’utiliser pour communiquer avec des personnes d’autres nations, _que cette langue soit ou non adoptée dans le monde entier, qu’elle ait ou non beaucoup d’usagers_" [Dr Esperanto, Jezyk Miedzynarodowy (Varsovie : Chez l’auteur, Imprimerie Kelter, 1887), p. 7.] (c’est moi qui souligne). A partir du moment où deux ou trois personnes de langues différentes se sont comprises par le biais de l’espéranto, l’objectif était atteint. Or il y a actuellement des usagers de l’espéranto dans la plupart des villes, et beaucoup de villages, de la plupart des pays du monde (à part quelques régions comme la Thaïlande, les Philippines et le monde arabe). L’entreprise a donc réussi, si l’on rapporte le résultat au but défini au départ. Mais même si votre interprétation était juste, vous faites erreur parce que vous ne tenez pas compte des rythmes très lents de l’histoire dès lors qu’il s’agit de profonds bouleversements sociaux ou d’innovations non matérielles, non techniques. Il a fallu trois siècles pour que les chiffres romains cèdent la place aux chiffres arabes, pourtant beaucoup plus commodes et plus démocratiques (ils ont mis à la portée des enfants, des paysans et des artisans des calculs précédemment réservés aux seuls mathématiciens). Autre exemple : le système métrique, proposé par l’Abbé Gilbert Mouton en 1647. Cent vingt ans plus tard, en 1767, il n’était que le jouet de quelques farfelus. Aurait-il été juste de dire qu’il avait échoué dans son objectif ? Non. La suite a montré qu’il fallait dire : "Il n’a pas encore réussi à s’imposer". C’est la seule chose qu’on puisse dire de l’espéranto aujourd’hui, moins de 120 ans après son apparition sur la scène mondiale. Peut-être que l’espéranto mourra de sa belle mort. Mais à en juger par son histoire, il est probable que non. Si la tendance amorcée en 1887 se maintient, il s’imposera d’ici quelques décennies. C’est tout ce qu’on peut dire aujourd’hui si on veut être intellectuellement rigoureux. Cela dit, plutôt que spéculer sur l’avenir, il vaut la peine de regarder le présent. Personnellement, voyageant dans le monde entier, notamment pour l’OMS, j’ai utilisé l’espéranto avec des représentants des populations locales dans les pays les plus divers : Iran, Bulgarie, Finlande, Nouvelle-Zélande, Brésil, Japon, Ouzbékistan ... Je l’utilise tous les jours, notamment par courriel, et je le trouve bien plus performant que l’anglais ou que les autres langues que je pratique. Dommage que vous en ayez parlé en des termes qui décourageront les personnes potentiellement intéressées, quelle que soit la gentillesse avec laquelle vous avez dit que vous partagiez cette "utopie". Si l’histoire a un rythme très lent pour ce genre de phénomènes, cela s’explique par la diffusion de remarques comme la vôtre, qui ont toujours plus de poids que les affirmations allant en sens contraire, parce qu’elle sont exprimées sur un ton d’autorité, ne laissant pas de place au doute, et donc à l’étude de la question. Qui, ayant lu votre "a échoué dans son objectif", aura l’idée de se documenter, d’aller voir ce qu’il en est dans la réalité concrète ? C’est vrai qu’il est important de vraiment maîtriser l’anglais, mais si on ne propose pas une alternative qui a fait ses preuves, on continue à renforcer un système injuste, allant à l’encontre du bon sens (aussi incohérent que les chiffres romains par rapport aux chiffres arabes). Savez-vous qu’en moyenne, à âge égal et à nombre égal d’heures hebdomadaires, six mois d’espéranto confèrent un niveau d’expression équivalent à six ans d’anglais ? Bien cordialement,

    . Retranscription d’un mail envoyé le 19/2/05

    • Quelle langue pour l’Europe ?
      4 mars 2006, par Luc

      La facilité d’apprentissage de l’esperanto par rapport à l’anglais et la nécessité d’une langue commune aux européens en plus de leur langue maternelle, font que l’UE devrait imposer l’apprentissage de l’esperanto à l’école, ce qui aurait également l’avantage de mettre un peu d’utopie dans une Europe fondée sur la "marchandise" !

      Bien cordialement

      • Quelle langue pour l’Europe ?
        14 mai 2006, par dr ido
        monsieur apprenez que l’ido est de loin supérieur à l’espéranto et vaut de ce fait le titre de future langue européene rejetant l’accusatif en -n et le pluriel en -j créant des euphonies qui alourdissent la langue et la rendent horrible à entendre §§§
      • Quelle langue pour l’Europe ?
        14 mai 2006, par dr ido

        pourquoi imposer l’espéranto truffé d’euphonies avec ses j et ses n qui gênent la communication quand l’ido langue universelle est bien plus performant et plus esthétique étant de fait plus naturel pour un européen

        bonveno en europo !

        • Quelle langue pour l’Europe ?
          13 juillet 2006
          Monsieur, avant d’appeler tout le monde à apprendre l’ido, commencez par apprendre le français :) Mais là, sans le vouloir, vous dites la vérité sur l’espéranto, car "euphonie" signifie "harmonie de sons agréablement combinés".
    • Quelle langue pour l’Europe ?
      14 mai 2006, par dr ido

      l’ido pour l’europe un point c’est tout § combien vous paie -t’on ? soyons objectif l’ido est plus facile à apprendre que l’espéranto bourréd’euphonie et de plus sexiste puisque le mot fort est masculin obligatoirement. Ainsi viro devient virino cxevalo devient cxevalino en ido par exemple chevalo est générique ensuite l’on forme le masculin chevalulo et le féminin chevalino. notez également que l’ido utilise l’alphabet le plus répandu est existant sur nos claviers ce qui facilite la formation de la pensée qui n’est pas accaparée par ces lettres espéranto et qui n’existent pas ailleurs et dont l’usage est arbitraire !

      essayez de comparer les versions ido et espéranto comme suit et dites lesquels sont plus simples

      la sequanta frazi montras kelka aspekti linguala// la sekvantajn frazoj montras kelkajn aspektojn lingvajn

      morge ni vidos la bateli vizitanta nia bela ma streta riveri// morgaux ni vidos la boatojn vizitantajn niajn belajn sed mallargxajn riverojn

      me vizitabis poka hospitali// mi estis vizitinta malmultajn malsanulejojn

      regretinde multa esperantisti ankore havas poka savo pri ido// bedauxrinde multaj esperantistoj ankoraux havas malmulta scio pri ido

      • Quelle langue pour l’Europe ?
        17 septembre 2006, par EuroLol

        Quelle vigueur Dr Ido, votre façon d’imposer l’usage de l’ido me fait le même effet que l’incitation quasi inquisitoire de l’usage de l’americain, bien plus que de l’anglais, dans notre vie de tous les jours et avec quelle résignation !!!

        Mais bien plus que de croiser le fer avec d’autres linguistes, il me semble plus intéressant d’étudier un moyen pour les européens de ne pas s’entretuer et d’éviter les quiproquos.

        Une langue simple, non compilée et non partisane.

        Si on choisit un point de vu opportuniste, pourquoi pas l’arabe ou le chinois qu’on parlera sans doute bientôt plus que l’anglais et qui nous ouvriraient l’esprit à d’autre façon de penser ...

        D’un point de vu religieux, le latin peut justifier les tendances pro-occidentales de l’europe.

        Mais si c’est la passion qui fait vivre l’europe et réussi à nous faire réver un peu, alors pourquoi refuser une langue imaginaire comme l’elfique avec sa graphie des plus élégantes ...

        La simplicité pour une langue n’est pas une garantie que les gens se l’approprient, il existe peut être des affinités à trouver.

        L’europe ne fait plus réver par son manque d’ambition et sa bureaucratie, il lui faut une belle langue qui sera utilisée couramment par les instances de ce pays et par ses citoyens dans la vie de tous le jours.

        Pourquoi perdre autant de temps et d’argents à enseigner des langues qui vont disparaître ;-(

        Il s’agit de créer un lien intime entre des citoyens qui n’en ont encore que trop peu et qui sont sans cesse tiraillés et divisés par des influences extérieures.

        Amicalement

    • Quelle langue pour l’Europe ?
      14 mai 2006, par dr ido
      vous omettez l’ido dans votre démonstration soi-disant démocratique qu’est-ce qui est le plus facile à prononcer ? hiere ni vidabis la bateli vizitinta nia bela ma steta riveri.// hieraux ni estis vidintaj la boatojn vizitintajn niajn belajn sed mallagxajn riverojn. Soyez objectif Monsieur Piron !! A moins que l’on ne vous paie !!
  • Quelle langue pour l’Europe ?
    6 février 2006, par Marcelo Casartelli

    Cher Monsieur : J’ai lu l’article "Le meilleur moyen de combattre l’anglais, c’est de le maîtriser", par Stephen Bunard. Je voudrais seulement ajouter le rapport de la conférence anglo-americaine 1961 : "L’anglais doit devenir la langue dominante... La langue maternelle sera étudié chronologiquement la première, mais ensuite l’anglais, par la vertu de son usage et de ses fonctions, deviendra la langue dominante". Je pense qu’il serait préférable d’adopter l’esperanto comme langue internationale, parce que c’est une langue neutre. Amicalement

    Retranscription d’un mail envoyé le 19/2/05 - NDLR

  • Quelle langue pour l’Europe ?
    6 février 2006, par Claude

    Bonjour,

    Je pense que votre publication est en général très intéressante.

    Je viens vous signaler que l’entretien avec H Giordan vient de faire l’objet d’une note dans mon blog "Parole à tous", sur les blogs du journal Le Monde. http://parole_a_tous.blog.lemonde.fr/parole_a_tous/2005/02/europeplusnet_q.html

    Si vous avez l’occasion de lui transmettre l’information, vous pouvez lui dire que cette note est relativement sévère avec lui, mais que c’est le genre qui veut ça. On ne réveille pas les gens avec des petites mots gentils et des discours onctueux.

    Je profite de l’occasion pour vous suggérer de passer de temps en temps sur ce blog, entièrement consacré à la question de l’équité linguistique...

    Cordialement,

    Claude

    http://parole_a_tous.blog.lemonde.fr/parole_a_tous/