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Europol
Par Charles Bobe (cliquer sur le nom d'un auteur pour lui écrire)
4/03/2005 • 12h34
Europol a officiellement changé de directeur le 25 février dernier. C’est l’Allemand Max-Peter Ratzel qui a été nommé à la tête de l’office européen de police. L’Allemand a été nommé par les ministres de l’Intérieur des États membres, et a fait fondre les espoirs français qui auraient bien vu en lieu et place Gilles Leclair, un ancien sous-directeur d’Europol, actuellement chef de l’Unité de coordination antiterroriste (UCLAT) au sein de la Police nationale. Europol, c’est tout simplement l’Office Européen de Police. La création de cet office de coopération entre les polices des pays européens remonte à 1992, avec le traité de Maastricht. Mais il faut attendre le 1er juillet 1999 pour qu’Europol devienne opérationnel. Entre ces deux dates, un embryon de coopération voit le jour, l’Unité Drogues Europol, en 1993 à Copenhague, laquelle fonctionne à partir de 1984. Que fait Europol ? Europol participe à la lutte contre la criminalité en Europe grâce à la coopération entre les officiers de liaison détachés auprès de l’Office par les États membres. Les domaines de compétence de l’office concernent les stupéfiants, le terrorisme, la criminalité internationale et la pédophilie. Mais Europol n’a pas de mandat exécutif, ce qui veut dire que les officiers ne peuvent arrêter les suspects. Le côté « terrain » reste donc du domaine des polices et des douanes des pays membres. Tout le travail consiste donc en l’échange d’informations et l’élaboration d’une base commune informatique, via le système informatique TECS, mis en place le 1er janvier 2002. La véritable compétence d’Europol est donc la transmission simplifiée d’informations nécessaires aux enquêtes. L’office Européen de police apparaît donc plus comme une agence de renseignement sur la criminalité en Europe. Un Allemand chasse l’autre Situé à La Haye, Europol disposait pour l’année 2004 d’un budget de 59 millions d’euros, financé par les États membres en fonction de la santé économique de leur pays. Le fonctionnement est assuré par 496 personnes dont 66 officiers de liaison. Europol est responsable devant le Conseil des ministres des États membres chargés de la Justice et des Affaires intérieures. Le Conseil des ministres est responsable du contrôle global et des orientations d’Europol. Il lui incombe de nommer le directeur, les directeurs adjoints et d’adopter le budget. C’est donc l’allemand Max-Peter Ratzel qui remplace... l’allemand Jürgen Storbeck dont le mandat est arrivé à expiration en juillet dernier. Certains expliquent ce deuxième mandat allemand à la tête Europol davantage pour des raisons techniques que politiques. Les policiers allemands ont en effet plus d’expérience en matière de sécurité décentralisée, de par leur système fédéraliste des Länder (régions). D’autant que pour l’instant, Europol regroupe 15 pays... mais devrait prochainement s’ouvrir à d’autres.
À quoi ressemble Max-Peter Ratzel ? (site de ZDF). En savoir plus sur Europol et encore un peu plus.
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