Cultures

Les Européens

L’Union en marche

Vivre l’Europe

Dossiers


Le magazine européen pour tous.
14 mai 2008
Accueil Présentation Équipe Contact Partenaires > ÉCOUTEZ ! Et 2006 ?  


Téléchargez l'Édition spéciale 9 mai 2005 - version éditée n°1

Notre newsletter

Abonnement
Désabonnement

Le chiffre

120.000

Bien euro de le savoir

Quels risques énergétiques pour l’UE ?

Volapük

(directive) Bolkestein

Le saviez-vous ?

Ils étaient cinq

--- Publicité ---

Savoir communiquer avec la presse

Formation media training

Suivre l’actu sur le théatre en France et en Europe

Improvisation Paris

Découvrez le cours d’improvisation à Paris de RUEDUTHEATRE !

Dans la même rubrique

La chronique de la semaine
Ils étaient cinq


Allo ? Ici l’Europe


Notre histoire
L’homme qui voulait faire l’Europe... en 1464


Carnavals en Europe :
si tu vas à... Stavelot...



"Va te faire voir chez..." ou bien manier l’injure européenne


Saint-Valentin : « Dites-le avec des fleurs »... mais faites attention !


Don Quichotte fête ses 400 ans !


Les vraies origines de Noël et du Père Noël


Austerlitz bataille contre un radar


Livres de chevet
Les pays baltes se suivent mais ne se ressemblent pas


La chronique de la semaine
Ils étaient cinq
Par José-Manuel Lamarque (cliquer sur le nom d'un auteur pour lui écrire)
9/05/2005 • 01h42
Cinq héritiers d’Aristide Briand et de Louise Weiss. Deux Français, un Italien, un Allemand et un Belge. Connaissez-vous les pères de l’Europe ?

José-Manuel Lamarque, journaliste spécialisé sur les affaires européennes, auteur de "L’Europe pour les jeunes", avec Emmanuel Moreau, Editions Balland et "Pourquoi les Français sont les moins fréquentables de la planète ?" avec Olivier Clodong, Eyrolles - 2005

(JPEG) Pour eux qui avaient traversé le siècle, ce dernier portait le masque de la peur, de l’effroi, du drame et de la guerre. Tous les cinq étaient des hommes d’expérience et en majorité, ils parlaient plusieurs langues. Leur vision du monde était large et expérimentée. Ce qui les unissait, la volonté ! La volonté d’aller plus loin, la volonté de transcender les clivages, les partis, les pays et les frontières.

Face à eux, l’Europe était dévastée, ruinée, tout était à refaire, et ce continent possédait en son sein des dictatures déjà anciennes et d’autres qui se construisaient. Alors, au lieu de refaire, ils ont fait. Ils ont construit, jeté les bases d’un grand dessein, une œuvre encore inimaginable, que certains disaient irréalisable... Mais leur projet était le plus fort, le plus grand. Contre toute logique, surtout celle de l’époque, ils ont franchi le pas. D’abord en proposant d’aider à la reconstruction de la France et de l’Allemagne, puis d’unir les peuples d’Europe, au sein d’un marché commun.

L’Union européenne doit tout aujourd’hui à Robert Schuman, Jean Monnet, Alcide de Gasperi, Konrad Adenauer et Paul-Henri Spaak. On les appelle les pères de l’Europe, et cette paternité ne pourra jamais leur être contestée. Grâce à ces cinq hommes, l’Union européenne a aujourd’hui cinquante-cinq ans, cinquante-cinq années de progrès, de construction, d’humanisme et de liberté. Parce que les pères de l’Europe étaient des visionnaires, ils avaient vu plus loin que les six États fondateurs. Il leur était évident qu’un jour, l’Espagne, le Portugal, la Grèce, les États scandinaves et ceux encore sous le joug soviétique rejoindraient la famille européenne.

Les pères de l’Europe étaient convaincus que les peuples d’Europe, de toute l’Europe méritaient de vivre, travailler, voyager, étudier, terminer le chemin de la vie là où bon leur semblerait, dans la paix, la liberté et la solidarité. Ils furent nos pères, sachons être leurs dignes descendants.

Réagir à cet article